Âmes Perdues

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    Différents rouges ...

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    Anne Demont
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    Message par Anne Demont le Mer 8 Mar - 22:51

    Anne donna un coup de pied dans un caillou. Elle était de mauvaise humeur. Il faisait trop chaud. Elle en avait assez. Saleté de canicule ! En plus, évidemment, les jumeaux squattaient la baignoire. Et pas question d’aller à la piscine. Après Elsa, elle n’avait plus un sous en poche, et ce n’était même pas la peine de demander à ses parents. Vanessa, heureusement, avait obtenu des places de cinéma gratuites et lui avait proposé de venir. Là-bas, il y avait la clim’. Mais, pour y arriver , elle devait marcher ( elle n’avait même pas de quoi payer le bus ) et elle sentait, impuissante, qu’elle se liquéfiait à chaque pas.

    « C’est encore loin ? » s’enquit la voix d’Arthur dans sa tête.

     Il avait de la chance, celui-là, il pouvait choisir de ne pas ressentir la sensation plutôt répugnante de mariner dans la transpiration. Mais il était quand même pressé d’arriver : il était impatient de voir le film. Après quelques mois en 2016, il restait fasciné par les évolutions technologiques. Anne pouvait ressentir son excitation même s’ils bloquaient leur lien émotionnel. Ça l’énerva encore plus. Savoir que ce type, dans sa tête, allait tranquillement profiter de la vue alors qu’elle se tapait tout le boulot, c’était profondément irritant. Il dû la sentir lui aussi, parce qu’il se tût et la laissa marcher tranquillement.

     Et c’était vraiment tranquille, par ici. Anne, qui n’avait pas très envie de croiser des gens alors qu’elle avait le visage rouge et brillant de sueur, sans compter son expression de taureau à l’agonie, était ravie de ne voir personne à l’horizon. C’est pour ça que soudain, elle sursauta.

     La lumière rouge ! Elle en voyait, là, devant elle ! La lumière rouge qui faisait partie de sa « vision ». Elle était émise par les gens qui avaient des problèmes, ou allaient en avoir – autrement dit, tout le monde. Or… il n’y avait personne. Malgré la chaleur, Anne sentit un frisson glacé descendre le long de sa nuque. Qu’est-ce que c’était que ça, encore… ? Un fantôme ?

      « Qu’est-ce qu’il y a, Anne ? » demanda Arthur, qui, pour sa part, ne voyait pas les lumière rouges.

    - J’ai vu quelqu’un briller! Sauf que… Il y a personne ! Chuchota-t-elle entre ses dents serrées, oubliant dans sa terreur qu’elle pouvait lui parler par la pensée.

     Mais avant qu’elle ait pu ajouter quelque chose, la lumière bougea, s’éloigna du trottoir… Et une jeune femme surgit en son centre, éblouissante, d’une petite rue qu’Anne n’avait pas remarqué. L’éclat rouge autour d’elle était si fort qu’elle avait du mal à la distinguer, mais le claquement de talons sur le sol acheva de la rassurer. Mais ce soulagement fût de courte durée. Immédiatement, elle comprit :

    «  Tu te rends compte ? J’ai vu la lumière arriver avant elle… C’est que cette femme est en grand danger ! »

     Anne ne savait pas quoi faire. La dernière fois, elle avait réglé le problème tranquillement, avec quelqu’un de coopératif. Mais elle se voyait mal courir jusqu’à la femme et lui annoncer qu’elle avait une aura effrayante sans passer pour une folle !Et la lueur, déjà, s’éloignait. Tétanisée, Anne regarda le faisceaux qu’elle seule pouvait voir rapetisser, rapetisser… Elle ne pouvait quand même pas laisser faire ça ! Vite, elle se mit à la suivre.

    «  Anne, tu ne vas pas suivre quelqu'un qui court un grand danger! Quoi que ce soit, ça pourrait bien t'arriver aussi!  » La gronda Arthur comme si elle était une gamine ( qu’est-ce qu’il était lourd, quand même... Il n’avait que neuf ans de plus qu’elle!) .

    «  Justement, elle est en danger ! Et à par moi, personne ne peut rien faire ! Je ne vais pas la laisser toute seule, quand même ! »

     Le parasite resta silencieux quelques instants, et elle sentit sa résistance fléchir.

    « Ok. On la suit. Mais ne t’implique pas. Reste loin d’elle. Surveille bien tout ce qu’il se passe. Et prépare-toi à appeler la police dès que tu sens que le danger est là. »

     Anne ne répondit rien, surtout parce qu’il avait raison. Elle sortit nerveusement son portable de son sac, les yeux toujours vrillés sur la lumière devant elle. D’ailleurs, elle commençait à avoir mal… Sans compter qu’elle ne voyait pas grand-chose avec tout ce rouge éclatant. Fermant les yeux quelques instants, elle se concentra fort. Quand elle les rouvrit, la lumière avait disparu. Celle qu’elle suivait, elle, était toujours là.

     A présent, elle pouvait voir qu’il s’agissait d’une jeune femme, avec de longs cheveux bruns élégamment coiffés, une robe bleue très jolie qui devait valoir des décennies de babysitting avec chaussures et sac à main assortis. D’une de ses mains, elle tenait plusieurs sacs de boutiques luxueuses. De l’autre, un portable accroché à son oreille, à qui elle adressait de temps en temps des « si tu savais ! » et autres rires cristallins. Pour l’instant, tout allait bien, apparemment, même si les problèmes ne sauraient tarder. Enfin, Anne espérait. Qu’ils ne sauraient tarder, hein. Elle avait rarement vu une lumière aussi forte, et en avait conclut que le danger était immédiat, mais si ça se trouvait, l’inconnue ne courrait aucun risque avant une semaine, et Anne se e privait d’une séance au frais pour une course-poursuite qui ne lui offrirait que du stress et un torticolis si elle continuait de se dévisser le coup pour vérifier que personne ne les suivait.

     Cependant, la femme s’arrêta. Face à elle se trouvait un grand bâtiment, du genre immeuble de bureau, mais encore en construction. Anne s’avança discrètement, et, espérant que personne pouvait l’avoir, se cacha derrière une poubelle toute proche pour mieux surveiller sans avoir l’air louche. Heureusement, la femme parlait toujours au téléphone et ne lui avait prêté aucune attention. Au bout de quelques minutes d’immobilité où Anne sentait une crampe poindre le bout de son nez, elle décida enfin de raccrocher, et s’approcha du boîtier électronique de la porte. Anne se dévissa le coup pour mieux voir. Elle pût observer l’inconnue taper un code, mais trop vite pour elle. La porte grésilla. La femme l’ouvrit tranquillement, s’engagea...Et disparu dans l’ombre. Le lourd battant se referma derrière elle. Anne mit quelques secondes à réagir.

    «  On fait quoi ! On fait quoi ?! » pensa-t-elle, paniquée.

     Elle regardait de tout côté, cherchant une autre entrée, mais les fenêtre toutes neuves avaient l’air parfaitement fermées. Or, elle ne pouvait pas laisser une fille extrêmement en danger rentrer toute seule dans un bâtiment qui semblait tout droit sortit d’un film policier!

    «  Je l’ai observée, quand elle a fait le code. Je ne suis pas tout à fait sûr, mais je l’ai à peut près mémorisé. »

    «  Génial ! Vite ! »

     Anne se précipita à son tour vers le boîtier.

    « Alors ? » Demanda-t-elle impatiemment au parasite.

     Celui-ci, cependant, rechignait à la tâche.

    « En fait... C'est trop risqué, non? Peut-être que tu devrais appeler la police maintenant. On ne sait pas ce qu’il y a, à l’intérieur. C’est dangereux ! »

    «  Qu’est-ce que tu racontes ? » Ronchonna Anne. Pour leur dire quoi ? Que j’ai suivit cette fille parce qu’il va peut-être lui arriver un truc cette semaine ? C’est moi qui vais me faire embarquer, oui ! Allez, aide moi !»

     En vérité, elle n’avait aucune envie d’entrer là-dedans. De ce qu’elle voyait, l’intérieur, avec ses cartons fermés et ses ombres inquiétantes,  et n’avait rien d’accueillant, et elle pouvait déjà imaginer dix mille trucs flippants s’y produire. Mais elle n’arrêtait pas de se dire qu’elle devait faire quelque chose. La voix de la femme du téléphone, alors qu’elle se faisait tuer, lui revenait. Et puis...Elle s’attendait au danger, elle. C’est pour ça qu’elle ne se ferait pas avoir. Alors que, quoi qu’il y ait là-dedans – si tant est qu’il y avait quoi que ce soit - , ça ne s’attendrait du tout pas à sa présence.

    «  Bon », se résigna Arthur. « Très bien. Mets toi devant. Alors… A droite… Plus à droite... »

     Il du la guider trois fois, avant que le grésillement ne retentisse enfin. Anne se précipita à l’intérieur, et, préoccupée par le retard qu’elle avait prit, s’élança directement dans le hall. Évidemment, la jeune femme à la robe bleue n’était plus là. Mais elle ne pouvait pas avoir pris beaucoup d’avance ( surtout avec des talons aussi hauts ! ) . Elle allait réactiver sa vision, trouver la porte ou le couloir où l’inconnue s’était glissée, et...

    « NON ! » Cria Arthur dans sa tête.

    «  Quoi ? Je croyais que tu me laissais faire ! »Maugréa la jeune femme en se concentrant pour ramener à elle les lueurs rouges.

    CLAC! Elle comprit trop tard ce que son parasite avait essayé de lui dire. La porte s’était refermée derrière elle.

     Bon, ça ne pouvait pas être très grave, si ? Elle se précipita vers le battant, et le secoua… Sans succès. De nouveau, un frisson la parcouru. Vite, elle repéra le boîtier du code, et tapa celui qu’elle avait utilisé pour entrer.

     Rien.

     Elle avait dû faire une erreur. Elle tapa de nouveau. Rien. Rien. Rien ! Le frisson s’était mué en tremblements. Elle n’avait plus chaud du tout, d’un seul coup.

    «  Sors de là ! », Ordonna Arthur.. « Casse une fenêtre ! »

    « Mais si je fais ça... »

     Si elle faisait ça… La suite n’était pas très difficile à deviner. La police. Effraction et vandalisme. Et après ? Et si à cause de ça, elle sautait de la file d’attente ? Elle n’aurait plus qu’à moisir en fac. Bon sang… Et dire que si ça se trouve, l’inconnue était juste venue récupérer des papiers, où elle ne savait quoi ! Elle n’allait quand même pas...

    «  Non, Anne, c’est trop risqué ! » S'énerva Arthur. « Sors de là tout de suite ! Tu ne sais pas ce qu’il peut se passer ! Dépêche-toi ! »

    «  Ça ne te concerne pas ! » Lui répliqua Anne, furieuse. Déjà qu'il ne prenait aucun risque, il n’allait pas en plus lui faire la morale ! Mais au fond d’elle même, elle savait qu’il avait raison. Il y avait sans doute des chances qu'elle ne soit pas repérées si elle sortait d’ici. Mais quelles chances avait-elle si elle s'engageaient dans un de ces couloirs sombres...?

     C’est alors qu’ils entendirent le cri.






    HRP:
    J'espère que ça t'a plu! ^^ Ah oui, j'ai choisit le titre du coup ( petit jeu de mot sur le rouge Anne et le sang, que de littérature, eh oui ) mais n'hésite pas à me dire si il y en a un autre que tu préfères, surtout que j'ai trouvé celui ci en environ cinq minutes xD Ah, et j'espère aussi que la location te conviens. Si tu veux la changer, pas de problèmes!
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    Stephen F. Orion

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    Re: Différents rouges ...

    Message par Stephen F. Orion le Jeu 23 Mar - 14:14

    Sa victime, il l'avait méticuleusement choisie, mais pas en fonction de critères physiques, loin de là. Il l'avait observé, apprit ses envies, ses peurs, ses plus lourds secrets, son mode de vie.
    Son existence, il s'en était imprégné de tout son être. Et maintenant que le jour J venait pointer le bout de son nez, il comptait bien faire en sorte qu'elle lui rembourse toute la peine qu'il s'était donné pour elle; cette petite brebis qui allait de son plein gré quitter le chemin de ses pairs.

    Terminant d'enfiler ses gants bleu chirurgicale, si caractéristiques, Stephen s'assura une dernière fois que les éléments pour la petite sauterie étaient bien en place.
    Chaise, corde, pince, aiguilles et autres ustensiles jalousement gardés dans un carton au coin de la pièce vide, tout y était. Il ne manquait plus que la principale intéressé... qui ne tarderait pas, s'il se fiait à sa montre.

    Un petit rire moqueur remonta le long de sa gorge en repensant à quel point il avait été facile de la duper pour l'envoyer directement dans l'entre de la bête, et ce de son propre plein gré.
    Dieu ce que les mortels pouvaient être stupides et sans défense. S'en était presque risible de voir ce que de simples messages pouvaient produire.
    Il n'avait pas eu à trop se forcer de ce point de vu là. Juste hacker à distance l'ordinateur du "crush" de la jeune fille (l'affaire d'une petite journée), et de la manipuler pour lui faire croire à une rencontre interdite entre deux amoureux transits. Un scénario à la Roméo et Juliette. Rien de plus simple pour exiger n'importe quoi d'une personne pleine d'espoir.

    14 h.

    Elle ne devait plus tarder. Elle avait tout intérêt à venir dans les secondes qui suivaient, car Stephen n'appréciait que peu qu'on lui fasse faux bon, et il avait tendance à avoir la rancune tenace.
    Heureusement pour lui, ou pour elle, tout dépendait du point de vue de chacun, la jeune fille entra dans l'immeuble, faisant résonner la porte d'entrée à travers tout le bâtiment quasi désert.

    Il lui avait donné rendez-vous au deuxième étage, dont l'insonorisation était déjà posée et où il en restait presque rien à faire niveau travaux.
    D'un pas agile et silencieux, Stephen se posta derrière la porte, près à la refermer d'un coup sec lorsque sa petite brebis au franchit le point de non retour dans la pièce.
    Et, exactement comme le voulait son plan, c'est ce qu'elle fit, se postant au milieu de l'antre, dandinant sa tête de droite à gauche en espérant retrouver son prince charmant imaginaire.

    Mais soudains, au loin, un second "CLAC" caractéristique de la porte d'entrée se refermant retenti. Un sourire carnassier se dessina sur son visage dans la pénombre.

    - On dirait que nous avons de la visite ma belle~

    La jeune femme se retourna d'un seul coup, surprise et paniquée.
    Au début elle ne dit rien, plus balbutia le nom du garçon duquel il avait prit l'identité, d'une voix peu assurée.

    Stephen referma lentement la porte d'un geste habile puis s'avança d'un pas, puis de deux, laissant son visage traverser un faible halo de lumière

    - Je crains que ton prince charmant n'ai pas prit la peine de faire le déplacement. Mais moi, je suis là pour toi, ma jolie~

    Puis, sans attendre, il l'assomma.

    La suite se déroula assez vite. Il ligota rapidement la jeune femme et l'attacha à la chaise prévue à cet effet, le tout en la positionnant au milieux de la pièce, face à la porte.
    Rien ne servait de courir, il fallait toujours partir à point. Voilà un proverbe qui allait se montrer une nouvelle fois véridique. Stephen savait que le cri de surprise avait résonné dans le couloir, et était donc parvenu aux oreilles de la personne qui venait d'entrer.
    Et connaissant la nature humaine, il savait que l’intrus ne pourrait pas résister à l'envie de rejoindre le lieu du cri; que ce soit par curiosité ou chevalerie. Il n'avait donc aucun besoin de se lancer à la poursuite de l'inconnu, juste à le laisser se faire prendre dans son piège.

    Et pour se faire, il exécute la même parade que précédemment, c'est à dire de se dissimuler vers la porte qu'il laissa entrouverte, le tout en tenant fermement sa corde à piano dans sa main, près à bondir sur la deuxième brebis égarée. Simple mais toujours efficace.

    Et c'est ainsi que, tapis dans l'ombre, tel un loup près à bondir sur sa proie, il attendit dans le silence le plus total.


    HRP:
    Pfiou ! Pardon pour l'attente, mais voilà enfin le bébé ! Désolé si je ne m'avance pas trop pour l'instant, mais Stephen attend gentiment que son mouton s'empale tout seul sur la broche :3

    MESSAGE DU PERE DES EXORCISTES:
    ... "s'empale tout seul sur sa broche" ? No. Comment. Vive les sous-entendus !
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    Anne Demont
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    Re: Différents rouges ...

    Message par Anne Demont le Dim 2 Avr - 2:12

    Anne sursauta violemment. Le cri l’avait prit complètement par surprise. Elle eût un mouvement brusque. Un craquement retentit sur le sol, mais elle n’y prêta pas attention. Le grand danger qu'elle avait pressentit venait apparemment de se montrer. Brusquement, elle s’élança vers les escaliers.

    « Anne ! » Résonna la voix d’Arthur dans sa tête. « Mais qu’est-ce que tu fiches ? Appelles la police !»

    «Mais elle a besoin d’aide tout de suite ! »

    « Mais tu vas quand même pas... »

    «  Plus tard! J’arrive pas à l’entendre ! »

     Et effectivement, elle n’entendait rien, pas un son. Et si la femme était déjà… ? Anne ne pouvait cependant pas faire grand-chose. Il y avait d’autres étages, et elle n’était plus très sûre de l’origine du cri. Peut-être qu’Arthur avait raison, finalement. Elle voulu sortir son téléphone de sa poche. Sauf qu’il ne s'y trouvait pas. Elle se souvint alors qu’il était censé être dans sa main, au départ. Maintenant qu’elle y pensait, elle avait entendit un craquement, par terre, tout à l’heure... le bruit d’un objet qui tombe…

    - Merde ! Jura-t-elle à voix basse.

    «  Redescend, vite ! »

     Mais Anne n’en fit rien. Là ! Sur le sol de l’étage où elle venait d’arriver, des reflets rouges s’étiraient sur les murs. Aucun doute: l'inconnue était par là. Anne entra doucement, le cœur battant.

    «  Qu’est-ce qu’il se passe ? »

    - Je l’ai vue, murmura Anne.

    « Attends ! Tu ne peux pas y aller comme ça ! Et si elle avait été attaquée? L'agresseur est peut-être encore là. C’est pas prudent !  »

    « On ne sait pas ce qui lui est arrivé. Et si elle meurt pendant que je vais chercher mon portable, hein ? Je redescendrai après. », trancha Anne en avançant le plus silencieusement possible, remerciant le ciel de ne pas avoir choisit de mettre des talons.

    « C’est trop risqué ! »Protesta Arthur.  «  Je croyais qu’on avait été clair là-dessus. Tu pourrais mourir. Ce n’est pas….

    «  Chut ! Je dois me concentrer ! »

     Elle pouvait voir d’où provenait la lumière, à présent. Elle sortait de l’une des portes entrouvertes, éclatantes. Aucun bruit ne sortait, cependant, de la pièce. Anne marchait doucement, d’un pas mal assuré. Elle n’osait pas courir ou parler. Elle ne voulait pas signaler sa présence. Elle restait sur ses gardes. Il y avait quelque chose de pas clair. La femme n’était pas morte, elle voyait son halo. Mais si elle était encore en vie, pourquoi elle ne faisait plus aucun bruit, après avoir crié ? Peut-être qu’elle s'était simplement cognée et gisait par terre, assommée, mais Arthur l’avait inquiétée, avec ces histoires d’agresseur. Sans compter que le couloir, plongé dans la nuit, n’avait rien d’engageant.

     Elle arrivait, enfin, à la mystérieuse porte. Hésitante, elle la regarda, inquiète à l’idée de ce qui se trouvait derrière. Elle n’entendait vraiment aucun bruit. C’était...

    « Anne . »

     Elle sursauta. Bon sang !

    «  Qu’est-ce qui te prends?!»Pensa-t-elle avec colère, le cœur battant à tout rompre.

     Mais il n’y eût aucun mouvement derrière la porte. En tout cas, elle n’avait pas été repérée. Ouf.

    « Tu ne peux pas rentrer comme ça, poursuivait cependant Arthur.  « C'est trop dangereux. Et ça ne sert à rien! Sa lumière est toujours là, non ? Tu as le temps de chercher ton téléphone !»

     Anne s’apprêtait à protester que l’inconnue pouvait très bien être en train de se vider de son sang par terre, après tout, quand elle s’immobilisa. Elle avait vu quelque chose. Les charnières de la porte brillaient : mais cette lumière était autre que l’immense aura qui l’avait guidée jusqu’ici. Non, cette lumière-là ne venait pas du même endroit. Son sang ne fit qu’un tour quand elle comprit.

    «  Arthur », pensa-t-elle. « Il y a quelqu’un d’autre. »[/b][/color]

    « ...Recule, alors. Doucement. » L’encouragea son parasite.

    Elle pouvait sentir sa tension à lui, en plus de sa propre peur. Ça n’arrangeait rien, mais elle avait du mal à contrôler leur barrière, maintenant. Dans son esprit affolé, la seule chose qui restait était cette information. Il y avait quelqu’un. Quelqu’un ! Sans quitter la porte des yeux, elle recula, recula encore…

     Elle s’aperçut, trop tard, qu’elle avait dépassé l’escalier. Mais comme elle allait s’avancer, la petite lumière, là-bas, eût un mouvement. C’était suffisant. Anne n’en pouvait plus. Alors, elle fit la seule chose qui lui restait à faire. Elle s’enfuit en courant.


    HRP:
    T'inquiète pas pour l'attente! ^^ Moi même je suis pas hyper rapide. En tout cas, j’espère que ça t’a plu !Very Happy


    Dernière édition par Anne Demont le Dim 2 Avr - 15:10, édité 1 fois (Raison : les fôtes ;m;)

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