Âmes Perdues

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Ky
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Message par Ky le Ven 24 Avr - 4:41

Il ferma les yeux. Derrière ses paupières closes, il devinait la lumière du couchant, qui rougissait sa peau fine, dessinant des formes mouvantes et impénétrables. Il contempla distraitement ces images qui dansaient devant lui. Ses pensées se portaient vers la jeune fille dont il attendait la venue.

 Anne Demont. Age : 18 ans. Genre: féminin. Lieux de résidence : Rennes, France. Classe de première. Aime... Les donnée se déroulaient dans son esprit, en un flot interrompu. Souvent, il se faisait la réflexion qu'il connaissait mieux ceux qu'il allait voir qu'eux-même. Il se demanda où Anne devait se trouver, maintenant. La réponse lui vint tout de suite : sur le chemin de la maison. Bien. Il sourit ; c'était pour bientôt.

 Il rouvrit les yeux, se redressa. La lumière déclinante traversait la baie vitrée face à laquelle il s'était assis, à même le carrelage. Son regard décela un mouvement derrière la fenêtre. Ce qui avait attiré son regard n'était autre qu'une petite fille, en face de lui. Son corps minuscule ne devait pas avoir plus de cinq ou six ans. Elle avait les cheveux courts et noirs, avec une frange, qui laissaient apparaître son adorable visage enfantin. Il sourit, et l'enfant lui renvoya son sourire. Il s'approcha, toucha la vitre. Son reflet l'imita, toujours aussi souriant. Il portait les même vêtements qu'Anne Demont, enfant, sur la photographie qui ornait son frigidaire, où elle était entre ses deux parents. Il se demandait si elle apprécierait. Sans doute pas avant un certain temps. Elle avait beaucoup de choses à penser avant ça.

 Un bruit de serrure retentit. Il se retourna. Il reconnu la respiration précipitée, entrecoupée de sanglots, qu'il avait entendu tant de fois. Il n'apparaissait jamais qu'à ce moment là : quand le premier incident se déclenchait. S'il venait à eux avant, ça ne marchait jamais. Ils ne le croyaient pas, le repoussaient, les explications s'étiraient, le temps était perdu. Mais juste après le choc, c'était parfait. Ils buvaient ses paroles, l’accueillaient comme un sauveur.

 Il entendit un bruit dans l'entrée. Un bruit sourd. Il ferma les yeux – un cartable renversé. Non, ce n'était pas elle. Elle ne s'était pas laissée aller, pas déjà – elle arriverait jusqu'ici, jusqu'à lui. Néanmoins, le doute l'avait envahit, un bref instant. Les probabilités avaient beau être très fiable, il arrivait qu'elles se trompent sur quelques menus détails. Un variable oublié, et c'était la catastrophe. Si la fille s'était effondrée dès l'entrée, alors tout aurait pu devenir imprévisible. Ce n'était pas le cas. Des pas, qui traversèrent rapidement le couloir, résonnèrent enfin dans le salon où il se trouvait.

 La jeune fille , s'étant arrêtée devant la table du salon, regardait droit devant elle. Il était sur sa gauche, elle ne l'avait pas vu. Ses yeux restaient fixés sur le mur d'en face, mais sans le regarder. Son visage affichait une expression horrifiée. Elle hoquetait, des larmes dégoulinaient sur ses joues. Il la détailla, vérifiant. Elle portait un tee-shirt gris , une veste, une jupe, le tout taché en divers endroits exactement comme il en avait eu l'image, et ses jambes constellées de boues, égratignées. Il s'avança, tout sourire.

- Madame ?

 Son apparence de petite fille lui était très utile. A ses débuts, il pensait devoir inspirer la crainte et le respect, et se faisait géant. Mais cela ne faisait qu'augmenter l'angoisse de ses interlocuteurs, qui le prenaient pour un espèce de démon. En enfant, il était moins menaçant, quoique ces dernières années, l'industrie de l'horreur avait commencé à rendre les gamins également inquiétant. Quelle plaie !

 Le regard d'Anne glissa vers lui, et se figea. Ses yeux s'arrondirent comme elle détaillait la petite fille qui la regardait. Il savait que c'était de la surprise.

- Tu vas bien ?

 Qu'importait la bizarrerie de la situation. L'être humain fonctionnait par automatismes, bien plus souvent qu'il n'y paraissait. La meilleure chose qu'il pouvait faire était de la faire parler d'elle, de la faire penser à elle. Il ne fallait pas qu'elle commence à s'étonner de sa présence directement.

- Je...Je...Ca va...bredouilla la jeune fille.

 Elle paru se rendre compte de son état, comme révélé par sa présence.

- Euh, je...J'ai trébuché...dit elle, les yeux sur la boue qui la maculait.

 Quelle menteuse ! Il savait très bien que, pas plus tard que dix minutes auparavant, elle s'était effondrée par terre, terrifiée par ce qu'elle avait vu. Dommage pour elle que le par-terre ait été une flaque de boue.

 En tout cas, elle s'intéressait beaucoup trop à sa présence pour oser être franche. Peut importait. Il avait l'habitude, et il savait ce qu'il fallait faire. Il attaqua.

- Madame ? Tu as vu des choses, n'est-ce pas ?

 Elle le regarda, les yeux ronds. Visiblement, elle était choquée par ce qu'il venait de dire. Mais il savait comment elle fonctionnait. Ce n'était sûrement pas lui qui la choquait.

- Comment c'était, madame ? Dis le, c'est important. Qu'est ce que tu as vu ?

- Je...Je n'ai rien vu...Et qui es-tu, d'abord? Une amie des jumeaux? Mais comment tu es entrée ici? Pourquoi tu n'es pas à l'école?

 - Je ne suis pas une enfant. Je suis quelqu'un qui sait que quelque chose d'inexplicable, d'impossible, vient de t'arriver. Et je peux t'aider.

 Il avait cessé de parler comme un enfant. C'était le sésame. Ses yeux s'agrandirent, et il pu presque lire les pensées qui se cachaient derrière son crâne. On ne dirait pas un enfant, c'est bizarre ! Oui, aucun doute.  Et il vient de m'arriver quelque chose de bizarre. Effectivement. Et...si il y avait un lien ? C'était bon.

- C'est...Tu peux vraiment m'aider ?

 Une personne dans un état normal n'aurait sûrement pas demandé de l'aide à un petit enfant, peu importe son vocabulaire. Mais elle n'était pas dans son état normal.

- Je suis venu pour cela, oui. C'est mon rôle. Dis moi donc ce qu'il t'arrive.

 L'heure d'écouter était venue. Il s'assit à son côté.

- C'était rouge...

 La voix hésita, suspendue, comme avant une chute. Puis elle plongea.

- Tous les gens, autour de moi. Autour de leur corps...Autour de leur visages...C'était rouge ! C'était autour d'eux...Partout autour d'eux ! Ca les entourait. Je les voyaient, au milieux, et ça les suivait...Comme une flamme...C'était comme une flamme. Comme le tracé d'une flamme qui émanait d'eux.

 Elle s'arrêta brusquement, haletante, les yeux grands ouverts, sans doute traversés d'images d'ombres humaines.

- Ce sont donc des lumières.... Et moi, tu m'en vois ?

 La jeune fille cligna des yeux, ainsi que l'on sort d'un rêve, et se tourna vers lui, lentement, le visage toujours effrayé.

- Toi, euh...Non, il n'y a rien...

- Très bien.

 Il ferma les yeux, pour bien enregistrer ces nouvelles données. Puis, lentement, il les rouvrit :

- C'est finit, maintenant. Tout ça. Ce que tu as vu.

- C'est vrai ?

 Elle s'accrochait aux bords de sa jupe, désespérément. Un tic nerveux faisait trembler sa joue crispée.

- C'est vrai...Pour un moment. Ça va recommencer.

- Recommencer ?

 Il perçut la frayeur dans sa voix. Mais elle n'était pas encore agressive avec lui. A ce stade, il commençait toujours à établir un classement: les Faciles et les Difficiles. Pour l'instant, elle était indéniablement une Facile.

- Oui, ça va revenir. Ca commence doucement, puis ça s'arrête. Mais ça va se reproduire. Deux, ou trois fois, encore, ça va s'arrêter. Ensuite... ça ne va plus repartir.

- Ça ne part plus ?

 Elle lui jeta un de ces regards de bête traquée qu'ils avaient toujours. Il soupira. Non pas que ce soit particulièrement déplaisant – il s'en contrefichait. Simplement, il savait que le moment le plus ennuyeux à gérer arrivait à ce moment-là.

 En effet, elle ne le démentit pas, se levant soudain d'un bon, le corps saturé d'adrénaline à cause de la peur qui commençait à la parcourir.

- Qui es-tu d'abord...Ce n'est pas possible...Tu ne peux pas savoir...Tu n'es qu'une enfant...

- Je ne suis pas une enfant, Anne. Je te l'ai déjà dit.

 Il se releva doucement, souriant.

- Je suis quelqu'un qui est venu ici spécialement pour te parler. Parce que je sais ce que tu as...ce que tu vis.

- Si tu le sais, pourquoi tu me le demandes ? Rétorqua la jeune fille, la voix tremblante.

- Je ne sais pas tout les détails...Mais pourquoi cela t'arrive, si.

 Il s'approcha lentement d'elle. Elle ne recula pas, se contentant de le regarder, l'expression partagée entre la peur et l'incertitude.

- Il y a quelque chose en toi, Anne. Quelque chose qui provoque ce qu'il t'arrive.

 Il se rapprocha.

- Quelque chose...Tu m'as fait quelque chose ?

 Ses yeux s'écarquillèrent, et elle recula instinctivement. Zut . C'était habituel. Vite, avant que ça ne dégénère.

- Absolument pas. C'est quelque chose avec lequel tu es né.

 Elle inspira profondément, et secoua la tête, comme si elle pouvait refuser ses paroles aussi facilement. Il attrapa doucement sa main, pour l'obliger à le regarder.

-C'est là depuis toujours. Depuis même bien avant que tu naisses...

 Il cessa de sourire, et lâcha doucement la main de la lycéenne. A présent, c'était sérieux.

- Et c'est en toi, parce que c'était accroché à une partie de toi. Une partie de toi qui t'appartiens...Pour le moment.

 Elle avait toujours les yeux fixés sur lui, tendue, immobile, silencieuse. Il était volontairement évasif , dans ces instants. Elle devait se concentrer sur ce qu'il disait. Il ne tenait pas à affronter ses doutes. Ca, ce serait son travail à elle.

- Tu as déjà entendu parler de la réincarnation. Eh bien, c'est cela. Exactement. Tu as une âme...Or cette âme, elle n'est pas qu'à toi. Elle a existé avant toi, et elle existera après.

 Il se tourna pensivement vers le soleil dont quelques rayons rougeoyaient encore le ciel à travers la baie vitrée.

- A chaque fois que les corps qui abritent les âmes meurent, celles-ci se détachent des esprits qui les ont animés, et vont rejoindre un nouvel être vivant. A cette occasion, tout ce qui faisait l'être qu'elle habitait auparavant s'efface.

 Il se tourna vers l'adolescente qui, debout, tremblante, le suivait du regard sans un bruit, hormis sa respiration haletante.

- Néanmoins, il arrive qu'une âme soit profondément abîmée par les crimes commis par son possesseur … Dans ce cas, à sa mort, elle le conserve.

- Elle le conserve ?

 La voix de la jeune fille était si minuscule qu'il aurait pu ne pas l'entendre s'il n'avait pas été lui.

- Oui, elle le conserve. Pas son corps, non. Mais celui qui a été directement responsable de cette déchirure. L'esprit.

 Anne avait baissé des yeux écarquillés vers son corps, qu'elle examinait à présent avec une crainte qu'il pouvait voir augmenter à vue d’œil.

- Le problème, c'est que cette âme a besoin d'être purifiée. Il faut réparer sa déchirure...Il faut soigner les crimes qu'on y a inscrit.

 La lycéenne avait relevé son visage qui à présent le fixait, figé en une expression d'horreur silencieuse.

- Pour purifier ces crimes, il va falloir faire l'inverse de ce qui les a causé. Il va falloir faire ce qui est bien. Alors, seulement, l'âme parviendra à soigner la blessure qui la fait souffrir, et se débarrassera de l'esprit qui s'accroche à elle, puisqu'elle n'aura plus besoin d'inverser ce qu'il a fait pour guérir.

- Non...

 Elle se mit soudain à crier ;

- Non mais ça ne va pas ? Je n'ai aucune raison de payer pour les crimes de quelqu'un d'autre ! Vous n'avez régler ça vous même ! C'est votre boulot, je...Vous êtes un Dieu, c'est ça vous...

- Je ne peux rien faire, répondit-il d'un ton calme. Je ne suis pas un Dieu. Enfin, pas au sens où tu l'entends. Je n'ai pas le pouvoir de soigner les âmes. Ce sont elles qui décident quand elles veulent l'être.

- Mais je ne veux pas ! Je ne veux pas !

Elle serrait violemment les poings. Il ne recula pas: il n'avait pas peur d'elle, et il ne fallait pas qu'elle commence à croire qu'elle pouvait le menacer.

- Tout ça...C'est des histoires! C'est impossible! Je suis juste... En train d'halluciner! Voilà! Et vous êtes une hallucination.

Elle tendait un doigt accusateur vers lui, victorieuse, heureuse d'être folle plutôt qu'affublée d'un tel sort. Malheureusement pour elle, elle se trompait. Classique.

- Anne. Je suis là.

 Il attrapa son bras, cette fois, pour la retenir. Elle sursauta, et il la sentit frissonner.

- C'est impossible... Laissez moi! Cria-t-elle.

- Et ce qu'il t'es arrivé, c'était impossible? Si tu ne m'écoutes pas, tu ne vas pas t'en sortir. Ce sera finit déclara-t-il durement.

Les menaces étaient tout ce qui marchait dans ces cas-là. Anne ferma la bouche, et le regarda, pétrifiée.

- Si tu as peur que ce soit de la folie, alors doute, conclut-il. Les fous ne doutent jamais. Mais ne fuis pas. Ca ne sers à rien. La seule chose à faire pour échapper à ça, c'est purifier ton âme. Ne t'inquiètes pas, il y a des signes. Les lumières rouges que tu as vues, c'est ce qui peux t'aider sur la marche à suivre. Ce sont des indices. A toi de les décrypter.

- Mais ça ne m'aide pas ! Ce ne sont que des... des trucs !

 Elle se laissa tomber, pantelante, des larmes coulant sur son visage crispé par la terreur.

- Je n'y comprends rien ! Rien ! Comment je pourrais y arriver ? Je vais voir ça toute ma vie ! Cette chose va rester en moi toute ma vie !

 Elle se redressa soudain, implorante :

-Vous ne pouvez pas... Même cet...esprit...était là, je ne voyais pas tout ça!

 Il secoua la tête en signe de dénégation.

- Avant, l'autre esprit dormait parce que tu n'avais pas atteint l'âge auquel il avait blessé l'âme. Désormais, c'est le cas. Il n'y a pas de retour en arrière.

 Elle écarquilla les yeux.

- Mais...Non...

 Elle sursauta soudain, et une espèce de sourire interrogateur envahit son visage :

- Non...Non !  Vous...Vous mentez ! Toute votre histoire, c'est n'importe quoi ! Si c'était le cas...Toutes les âmes de criminels...Tout le monde serait comme moi...

- Ce sont les âmes qui se sentent blessées. Certaines ont un seuil de tolérance plus bas que d'autres. C'est tout.

- Vous parlez des âmes...Comme si...Elles étaient des êtres pensants, ou je ne sais quoi !

 Il sourit, appréciateur.

- Intéressant. Les âmes sont assurément plus que ce que tu penses qu'elles sont, Anne.

 Il s'écarta doucement. Il devait lui dire ce qui comptait avant la fin de l'entretien. Un prochain l'attendait.

- Si tu parviens à faire disparaître l'esprit qui colle à ton âme, alors tout ira bien. Nous changerons tes souvenirs pour que tu oublies qu'il ait jamais été là, et tu mèneras une vie tranquille comme si tu l'avais toujours menée.

- Mais...Mais...

- Ce qu'il faut bien que tu comprennes, c'est que tu dois trouver ce que ton âme attend de toi. Réfléchis bien. Et saches que l'esprit en toi, désormais, se réveille.

- Il se...

- Pour l'instant, il ne fait pas grand chose. Mais ça risque de s'agiter dans les prochains jours. N'oublie pas qu'il partage ce corps avec toi. Au début, il ne fera que voir par tes yeux, sentir ce que tu sens. Il suivra tes pensées, tes émotions. Mais un jour, il pourra bouger ton corps.

- Mes pensées?! Mon corps ?! Quoi ?

 Il avait reculé dans le couloir, lentement. Elle le suivit sans faire attention à ses gestes.

- Il dormira parfois, ne t'inquiète pas, et avec un peu de concentration, tu sauras lui fermer certaines choses, quoique jamais tout le temps. Mais pour l'instant, il va vivre en toi...Jusqu'à ce que tu l'aies fait disparaître. Dernière choses...Il ne sera pas vraiment lui-même. Leurs souvenirs reviennent progressivement. Ils ont connus le choc de la mort, tout de même. Certains oublient à jamais leur crime...

- Je ne...

- Et il faut que tu saches quelque chose. Une âme n'a pas besoin de deux esprit, ni un corps, d'ailleurs. Alors, au bout d'un moment...D'un long moment...Si tu ne fais rien...Si cet autre esprit veut rester...S'il parvient à s'imposer...S'il parvient à affaiblir le tiens...

 Son dos touchait le bois de la porte. La jeune fille ne pensait pas à le retenir, se contentant de l'observer d'un air affolé.

- Alors, il prendra le dessus. Et ton esprit disparaîtra. Autrement dit: tu disparaîtras.

 Il fallait terminer, maintenant. Les probabilités – il les vérifia une microseconde – étaient positives. Pour lui.

- Ah oui, et prend garde aux Exorcistes. (on entendait le E majuscule dans sa phrase) Ils ont certaines capacités pour vous repérer, et ils chassent les personnes comme toi et veulent qu'elles disparaissent. Ils ont trop peur des risques que des esprits dangereux représentent. A partir de maintenant, tu devras être prudente avec les personnes qui se rapprochent de toi – très prudente.

 Il posa la main sur la poignée de l'entrée.

- Voilà...Cherche bien ce que veux ton âme...Et donne le-lui. Il n'y a rien d'autre à faire. Maintenant, tu es une Âme Perdue.

 Alors, il ouvrit la porte d'un coup, sortit de la pièce, et la claqua derrière lui, laissant seule l'adolescente qui resta debout, seule, un long moment, tandis que le soleil disparaissait définitivement, la laissant engloutie par la nuit.
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